Après le Courbe de Laffer, Bercy invente la courbe de Moscovici

Augmentation drastique de la TVA en deux ans pour les horticulteurs et les pépiniéristes, répercussion énorme de l’Ecotaxe sur le prix des plantes , refus des intermédiaires et de la grande distribution d’accepter toute hausse, voire impossibilité pour les clients de payer plus cher qu’avant… la détresse des producteurs est tangible.

Les mouvements professionnels observés en Région et à Paris par le pouvoir central sont autant d’appels à l’aide qui devront  trouver des réponses adaptées.

Dans un contexte économique gravissime et sur fond de concurrence européenne ressentie comme déloyale chaque fois qu’une activité de production emploie de la main-d’oeuvre, l’évolution de la fiscalité directe sur la création de richesses risque d’apporter moins au pays qu’elle ne coûtera en détresses sociales, c’est-à-dire en protection et en misère sociales…

Agriculteurs, transporteurs de denrées alimentaires, centres équestres, horticulteurs, pépiniéristes, ambulanciers…, tous rappellent à Bercy que l’économie d’une grande nation n’est pas monolithique.

DSC08912

Faute de tenir compte des particularités professionnelles, certains métiers sont condamnés à mort. Ils seront désormais exercés dans d’autres pays plus soucieux de préserver les créateurs de vraies richesses.

Taxer plus pour gagner moins.

« Le paradoxe de la fiscalité est le suivant : plus les impôts augmentent, plus ils sapent l’économie de marché et, parallèlement, le système fiscal lui-même. (…) Chaque impôt, considéré en lui-même, et de même l’ensemble du système fiscal d’un pays, se détruit lui-même en dépassant un certain niveau des taux de prélèvement ».
Ludwig von Mises, L’Action Humaine, Paris, PUF.

Ce paradoxe fut traduit à la fin des « trente glorieuses » par Arthur Laffer dans la courbe suivante :

laffer[1]

 

Cette courbe d’allure « normale » reflète l’évolution des recettes de l’Etat quand les impôts et taxes augmentent dans une période « normale ».

Taxer plus pour vider les caisses de l’Etat.

Si on observait dans les années 70 des taux de croissance à deux chiffres, taxer plus en 2014 revient à provoquer l’effondrement de pans entiers de l’activité de production de richesses non financières sur le territoire national.

Pourtant, conforté par les Elus,  l’Etat français,  vient d’inventer la « Courbe de Moscovici », courbe annonciatrice à très court terme d’une baisse des recettes de l’Etat.

Courbe de Moscovici

Après avoir inventé les 35 heures sans création d’emploi, fusillé fiscalement les travailleurs qui travaillent plus que les autres également sans création d’emploi, le pouvoir politique  crée » l’Ecotaxe aveugle » et la TVA meurtrière.

Alors que Bercy constate une baisse de ses recettes pour 2013, l’Etat français « affamé » se prépare à une baisse supplémentaire de ses recettes en « mangeant » l’assiette des taxes, impôts et cotisations sociales: les entreprises grandes et petites de l’horticulture et leurs salariés en feront les frais.

images[1] (2)

Pendant que les « majors » ne sont pratiquement pas conviées à contribuer à l’effort national, les entreprises de l’horticulture s’apprêtent à « avaler leur acte de naissance », parfois vieux de plus d’un siècle.

Comme les arbres, les impôts ne montent pas jusqu’au ciel.

En 1992, malgré les alertes de la Fédération Nationale des Producteurs de l’Horticulture et des Pépinières, le Ministre des Finances taxait les produits horticoles à 19.6%. En pleine crise de la « bulle immobilière », de nombreux horticulteurs ont ainsi cessé leur activité. Après avoir affaibli la profession horticole pendant  2 ans, le Ministère des Finances rétablissait en 1994 la TVA à 5,5%.

En 2014, malgré les nombreuses mises en garde de la FNPHP, le passage de la TVA à 10% augmentera les prix de vente aux consommateurs de 4.3 % en deux ans. Si cette hausse est répercutée les ventes baisseront (les produits manufacturés n’augmenteront que de 0,3%…).

Si elle ne l’est pas, ce sont les producteurs qui la paieront au Trésor Public sur des marges inexistantes, c’est à dire sur ce qui leur reste de fonds propres.

images[1]Dans le même temps, l’application aveugle d’une même écotaxe sur un camion de plantes et sur un camion de téléphone portables semble surréaliste et profondément injuste; d’autant plus que les acheteurs, notamment des entreprises du paysage et de la grande distribution n’accepteront jamais de la payer… ce sont les producteurs qui la paieront aux transporteurs sans pouvoir la répercuter.

Mesdames et Messieurs les taxeurs qui ne sont jamais les payeurs, vous n’avez pas encore compris que la création richesses sur le territoire est un préalable à l’impôt…

Elus, il est encore temps de prendre vos responsabilités:

hemicycle03_72[1]

 

 

 

 

 

 

Sénateurs et Députés, votez la TVA  à 5% sur les plantes, et exigez de Bercy qu’il ne prélève pas l’écotaxe de manière injuste.

Vous conserverez ainsi aux Français la possibilité d’offrir un peu de nature à ceux qu’ils aiment, même et surtout dans les moments difficiles de la Vie.

Vous pourrez continuer d’exiger de Vos Services Territoriaux qu’ils achètent leurs végétaux à des producteurs français… sans trop payer de taxes par rapport aux achats hors frontières..!

800px-Serres_abandonnées_-_Jardin_Agronomique_Tropical[1]

Car sinon, les producteurs horticoles et les pépiniéristes qui vont disparaitre « pour rien », grâce à vous, ne ressusciteront jamais.

 

 

Ce contenu a été publié dans Non classé. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *