R.E.S. Publica

Et si le tryptique brandi à la Révolution française devenait soudain obsolète, inopérant? Et s’il fallait passer des chandelles qui éclairaient les Lumières aux LED du 21ème siècle pour mieux mutualiser les énergies?   Liberté, Egalité, Fraternité, …dépassé? soudain inadapté? … Continuer la lecture

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Travailleuses, travailleurs des plantes d’environnement: unissez-vous, soulevez-vous, syndiquez-vous tous…

C’est le moment d’exiger ensemble le retour de la TVA à 5,5%…

Sur la TVA à 5,5%, tout a été dit, tout est écrit… La FNPHP a vraiment « fait le job »

Dominique Boutillon, Pierre Haberschill, horticulture, pépinière, pépiniériste, fnphp, fleurs, tva, Trait d'union paysan, tup, tup31, élevage, céréales, viticulture, vaches, bovins, Toulouse, ovins, lait, viande, chevaux, brebis, chèvres, environnement, paysans, Haute-Garonne, chambre d'agriculture, agriculture, photos ©Sébastien Garcia

avec les moyens appropriés et le réseau HPF s’est mobilisé fortement dans la rue pour attirer l’attention de Bercy sur le caractère inutile et dangereux du passage de la TVA à 10% sur les produits horticoles.

Pus de quatre cents horticulteurs ont manifesté à Carhaix, en Bretagne, le 15 novembre dernier, contre la hausse de la TVA prévue au 1er janvier 2014.

La France est un pays de militants, pas un pays d’adhérents. 90% des professionnels refusent de cotiser, donc de prendre en main les actions à mener. 10% des professionnels cotisent cher et réservent du temps et beaucoup d’énergie pour représenter les 90% qui trouvent toujours qu’on n’en fait pas assez…

Cette démocratie sociale asthénique laisse les syndicats sous la tutelle de l’Etat; En France, aucun syndicat n’est indépendant financièrement, tous espèrent des financements extérieurs plus ou moins avouables, tous dépendent au mois le mois du bon vouloir des représentants de l’Etat.  La France n’avance pas au rythme des autres démocraties car ses forces vives laissent trop de pouvoirs au personnel politique élu et parfois promu. Ce dernier connait la limite de ses compétences et délègue aux personnels  administratifs le soin de penser le pays à l’aune de leurs propres intérêts…

La France râle mais les français ne mettent pas les mains, ni dans le cambouis, ni dans le portefeuille; ils délèguent à des syndicats « low cost » dont la dimension n’est pas à la hauteur des enjeux… et ils n’ont pas de projets pour leur pays, leur société et leurs métiers…

Tout le monde le sait,  le retour de la TVA à 5,5% sur les plantes est un besoin vital pour toute une filière aux nombreux salariés dont la MSA a bien besoin et pour une balance commerciale dont le déséquilibre atteint des sommets… A force de détruire à coups de hache fiscale toutes les entreprises qui produisent réellement des richesses indispensables au bon fonctionnement de notre société, Bercy n’aura bientôt plus les moyens de placer le moindre bouquet de fleurs tous les jours dans le bureau du Ministre… On n’impose pas impunément, aveuglément à la louche..! Cela se voit déjà en ce début d’année dans les rentrées fiscales.

Pour la TVA à 5,5%, il faut donc agir dès maintenant et avec obstination…

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Cela prendra le temps qu’il faudra et nous obtiendrons gain de cause comme la FNPHP l’a fait dans les années 90…

Agir, oui mais..! Qui agit? Comment, avec quel moyens?

Mesdames et Messieurs les professionnels de la Pépinières et de l’Horticulture, il est temps de montrer qui nous sommes. Continuons-nous à confondre franchise commerciale et syndicalisme?  Persistons-nous de ce fait, dans la grande tradition française, à constituer tous les dix ans des « collectifs de la dernière minute et de la dernière chance » pour défendre des causes perdues d’avance par manque de représentativité et de puissance combative?  Sommes-nous toujours collectivement assez hypocrites pour exiger d’une poignée de militants qu’ils cotisent et se battent pour les autres?  Nous avons besoin d’être très nombreux ensemble car le syndicalisme horticole n’est pas réduit à la défense de la TVA à 5,5%, tout le monde le sait!

Alors chiche, mutualisons les moyens des professionnels pour donner à un syndicat une grande représentativité et la puissance de conviction que nos métiers méritent…

Adhérons tous à la FNPHP car toute division aboutirait à un rendement nul des cotisations de chacun.

Cotisons tous à la FNPHP pour faire comprendre aux services de l’Etat et aux Politiques qui vont nous solliciter dans les mois qui viennent que les Horticulteurs et les Pépiniéristes ne méritent pas d’être incompris, qu’ils  ne recherchent pas la condescendance et l’aumône dont ils font l’objet, mais un appui dans toutes les circonstances pour redéployer leur activité. La FNPHP est dans une année élective, son Congrès de Paris est l’occasion de montrer qui nous sommes encore…

Alors chiche! On le fait ensemble ce syndicat dont tout le monde exige de bénéficier?

Notre premier combat sera pour le retour de la TVA à 5.5%, nous le gagnerons et personne ne pourra dire demain que d’autres l’ont perdu !

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Après le Courbe de Laffer, Bercy invente la courbe de Moscovici

Augmentation drastique de la TVA en deux ans pour les horticulteurs et les pépiniéristes, répercussion énorme de l’Ecotaxe sur le prix des plantes , refus des intermédiaires et de la grande distribution d’accepter toute hausse, voire impossibilité pour les clients de payer plus cher qu’avant… la détresse des producteurs est tangible.

Les mouvements professionnels observés en Région et à Paris par le pouvoir central sont autant d’appels à l’aide qui devront  trouver des réponses adaptées.

Dans un contexte économique gravissime et sur fond de concurrence européenne ressentie comme déloyale chaque fois qu’une activité de production emploie de la main-d’oeuvre, l’évolution de la fiscalité directe sur la création de richesses risque d’apporter moins au pays qu’elle ne coûtera en détresses sociales, c’est-à-dire en protection et en misère sociales…

Agriculteurs, transporteurs de denrées alimentaires, centres équestres, horticulteurs, pépiniéristes, ambulanciers…, tous rappellent à Bercy que l’économie d’une grande nation n’est pas monolithique.

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Faute de tenir compte des particularités professionnelles, certains métiers sont condamnés à mort. Ils seront désormais exercés dans d’autres pays plus soucieux de préserver les créateurs de vraies richesses.

Taxer plus pour gagner moins.

« Le paradoxe de la fiscalité est le suivant : plus les impôts augmentent, plus ils sapent l’économie de marché et, parallèlement, le système fiscal lui-même. (…) Chaque impôt, considéré en lui-même, et de même l’ensemble du système fiscal d’un pays, se détruit lui-même en dépassant un certain niveau des taux de prélèvement ».
Ludwig von Mises, L’Action Humaine, Paris, PUF.

Ce paradoxe fut traduit à la fin des « trente glorieuses » par Arthur Laffer dans la courbe suivante :

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Cette courbe d’allure « normale » reflète l’évolution des recettes de l’Etat quand les impôts et taxes augmentent dans une période « normale ».

Taxer plus pour vider les caisses de l’Etat.

Si on observait dans les années 70 des taux de croissance à deux chiffres, taxer plus en 2014 revient à provoquer l’effondrement de pans entiers de l’activité de production de richesses non financières sur le territoire national.

Pourtant, conforté par les Elus,  l’Etat français,  vient d’inventer la « Courbe de Moscovici », courbe annonciatrice à très court terme d’une baisse des recettes de l’Etat.

Courbe de Moscovici

Après avoir inventé les 35 heures sans création d’emploi, fusillé fiscalement les travailleurs qui travaillent plus que les autres également sans création d’emploi, le pouvoir politique  crée » l’Ecotaxe aveugle » et la TVA meurtrière.

Alors que Bercy constate une baisse de ses recettes pour 2013, l’Etat français « affamé » se prépare à une baisse supplémentaire de ses recettes en « mangeant » l’assiette des taxes, impôts et cotisations sociales: les entreprises grandes et petites de l’horticulture et leurs salariés en feront les frais.

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Pendant que les « majors » ne sont pratiquement pas conviées à contribuer à l’effort national, les entreprises de l’horticulture s’apprêtent à « avaler leur acte de naissance », parfois vieux de plus d’un siècle.

Comme les arbres, les impôts ne montent pas jusqu’au ciel.

En 1992, malgré les alertes de la Fédération Nationale des Producteurs de l’Horticulture et des Pépinières, le Ministre des Finances taxait les produits horticoles à 19.6%. En pleine crise de la « bulle immobilière », de nombreux horticulteurs ont ainsi cessé leur activité. Après avoir affaibli la profession horticole pendant  2 ans, le Ministère des Finances rétablissait en 1994 la TVA à 5,5%.

En 2014, malgré les nombreuses mises en garde de la FNPHP, le passage de la TVA à 10% augmentera les prix de vente aux consommateurs de 4.3 % en deux ans. Si cette hausse est répercutée les ventes baisseront (les produits manufacturés n’augmenteront que de 0,3%…).

Si elle ne l’est pas, ce sont les producteurs qui la paieront au Trésor Public sur des marges inexistantes, c’est à dire sur ce qui leur reste de fonds propres.

images[1]Dans le même temps, l’application aveugle d’une même écotaxe sur un camion de plantes et sur un camion de téléphone portables semble surréaliste et profondément injuste; d’autant plus que les acheteurs, notamment des entreprises du paysage et de la grande distribution n’accepteront jamais de la payer… ce sont les producteurs qui la paieront aux transporteurs sans pouvoir la répercuter.

Mesdames et Messieurs les taxeurs qui ne sont jamais les payeurs, vous n’avez pas encore compris que la création richesses sur le territoire est un préalable à l’impôt…

Elus, il est encore temps de prendre vos responsabilités:

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Sénateurs et Députés, votez la TVA  à 5% sur les plantes, et exigez de Bercy qu’il ne prélève pas l’écotaxe de manière injuste.

Vous conserverez ainsi aux Français la possibilité d’offrir un peu de nature à ceux qu’ils aiment, même et surtout dans les moments difficiles de la Vie.

Vous pourrez continuer d’exiger de Vos Services Territoriaux qu’ils achètent leurs végétaux à des producteurs français… sans trop payer de taxes par rapport aux achats hors frontières..!

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Car sinon, les producteurs horticoles et les pépiniéristes qui vont disparaitre « pour rien », grâce à vous, ne ressusciteront jamais.

 

 

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Lettre ouverte à Marc Gricourt, Maire de Blois.

 

Monsieur le Maire de Blois, vous prétendez sur le site de votre belle ville  « Conduire une politique ambitieuse de développement durable et faire de Blois une Eco-Ville de référence en France ».

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C’est raté !

Vos services viennent d’attribuer un marché de fourniture d’arbres dans des conditions qui ne satisfont pas du tout aux critères retenus pour gérer « de manière durable » les affaires d’un Collectivité Territoriale « normale ».

Trois Pépinières européennes de grande taille vous proposaient leurs végétaux pour une valeur voisine de 14 000  €. Elles étaient situées respectivement à 650 km, 520km et 260 km de chez vous.

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Afin de faire une économie totale de 183 €  et peut-être même dans l’espoir de ne pas donner à Bercy 891.73 € de TVA,  vous avez choisi de vous approvisionner en …Rhénanie-du-Nord-Westphalie.

Vous avez ainsi décidé d’utiliser les deniers de la Collectivité pour soutenir l’emploi et l’investissement dans un « Land » qui privilégie sans jamais faiblir et depuis « toujours » (loi de 1976) les achats de plantes aux pépiniéristes locaux.

C’est le choix de votre équipe.

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La Rhénanie-du-Nord-Westphalie est une région charmante et très accueillante

 

Monsieur le Maire, connaissez-vous vraiment les trois piliers du « développement durable que vous prônez ?

Sur le plan économique,

vous êtes un champion.. ! 183 € d’économie, c’est extrêmement important eut égard au budget de votre Ville. Vos administrés seront contents, sauf bien-sûr ceux dont les enfants cherchent un emploi dans l’horticulture en France.. !

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Ecole associée de l’UNESCO, le Lycée horticole de Blois dispense des enseignements optionnels originaux dans le domaine du développement durable.

Sur le plan environnemental,

vos arbres parcourront au moins 130 km, voire 390 km de trop…

Et vous limiterez au maximum le paiement de l’écotaxe à l’Etat français (si elle n’est pas supprimée) puisque les camions allemands n’utiliseront presque pas les voies taxées (25 km tout au plus…).

Quand vous vous pencherez sur le compte rendu de la commission d’appels d’offres, vous remarquerez que ce surcroît de pollution 349255589_fc66f1f279[1]

eut été encore atténué si votre adjoint et vos services avaient retenu, pour 700€ de plus il est vrai, une pépinière «quasi-locale» à 260km de chez vous.

Sur le plan social,

votre achat disons,… indélicat, a privé un salarié français de cinq mois de travail et privé la MSA des cotisations sociales financées par son effort. Par les temps qui courent, la Collectivité Nationale devra de plus indemniser l’équivalent d’un chômeur français de plus pendant 5 mois…

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La solidarité européenne n’a pas de prix, c’est vrai.

Pour nos voisins et amis, elle n’est pas incompatible avec la solidarité territoriale bien financée qui est innée entre eux…

Enfin, vous avez laissé vos services organiser un vrai « concours de moins-disants »,

ce qui est absolument contraire au Code des Marchés Publics. Ce genre de concours encourage les fournisseurs qui ne travaillent pas dans les règles de l’art, font appel à de la main-d’œuvre à basse couverture sociale et occasionne le paiement d’avenants coûteux pour une non qualité assurée.

img_95[1]Ces pratiques de l’administration territoriale, fréquentes en ces temps de disette populaire, créent aveuglément du chômage et de la misère partout lors des dépôts de bilans…

Dans ce domaine, l’égalité « à la française » est d’ailleurs parfaitement respectée: les entreprises vertueuses « crèvent » car on ne leur donne pas de travail et les entreprises moins vertueuses et championnes de la moins-disance  « crèvent aussi » car elles ne peuvent honorer le paiement de leurs fournisseurs… Ensuite, ce n’est qu’un jeu de dominos, pour les-dits fournisseurs…

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Mais, les temps changent, Monsieur le Maire…

Quand on est un Elu, il faut faire preuve de plus en plus d’intelligence et de courage politique pour consommer un peu moins, un peu mieux et plus « territorial ».  Voilà comment vous imposerez des économies pertinentes à votre administration pour le plus grand bien des gens.

Pour éviter la fermeture des frontières, vous devez contribuer à créer plus de richesses dans votre territoire avec l’argent de vos administrés, de la Région et de l’Etat … C’est votre responsabilité d’élu qui est engagée et c’est sur des actes plus citoyens que celui-ci que vous serez réélu.

Désormais, ayez donc  le courage de faire acheter les plantes de votre splendide cadre de vie à des producteurs français !

Laissez leur le soin d’acheter eux-mêmes ailleurs les plantes qui ne se trouvent pas près de chez vous. Quoiqu’on vous dise à l’oreille, ce sont de vrais professionnels et ils utiliseront « votre » argent pour investir dans le métier qu’ils aiment!

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Et puis, finalement,

aucun article du code des marchés publics n’interdit aux élus d’être solidaires des gens qui financent la dépense collective et la couverture sociale

par leur travail..!

 

Surtout pour des raisons de vrai développement durable ! Soyez -en assuré.. !

Bon courage, Monsieur le Maire..!

La voix des racines.

Un commentaire

Horticultrice, Horticulteur, Pépiniériste : découverte d’un métier passionnant…

Elles s’appellent  Marie, Isabelle, Laure, Dominique, Marianne, Cécile, Sabine…

Elles dirigent de belles entreprises de production de plantes.

Femmes dans un métier dont les hommes doutent parfois, elles se jouent des incertitudes conjoncturelles avec l’enthousiasme des pionnières et une détermination de battantes.

La voix des racines donne aujourd’hui  la parole à l’une d’entre elles: Marie Levaux…

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« Etre horticultrice, ce n’est jamais le fruit du hasard. Mais, quelque soit la taille de leur entreprise, tous les professionnels de l’horticulture et de la pépinière partagent les mêmes valeurs. »

 

Le 1er ingrédient de mon métier, c’est la PASSION, doublée d’abnégation. Il faut être au service de la plante qui peut avoir soif, trop froid, trop chaud, trop de vent, trop humide… et elle ne peut attendre ! Et même le week-end…

Il faut aussi avoir le sens de l’observation pour communiquer avec les plantes, il faut aussi beaucoup d’humilité (la racine de ce mot vient de ‘humus’…).

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Culture d’agapanthes (Ets horticoles du Cannebeth)

Mon métier nécessite aussi des savoirs et des savoir-faire que l’expérience enrichit sans cesse.

Le 2ème ingrédient du métier que j’aime, c’est sa relation directe avec la Nature ;

C’est un métier vivant en lien avec des plantes vivantes, avec les saisons qui se succèdent: tous les jours je fabrique de la vie.

La 3ème qualité requise pour être horticultrice: une forte Sensibilité pour savoir percevoir ce que le végétal communique à l’être humain. Le producteur de plantes doit être attentif, intuitif, curieux. Il doit accepter de douter, être en recherche permanente.

Mon idéal de vie est noble : produire des plantes qui procurent du plaisir et du bonheur…

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 plumbago blanc

Mon métier s’inscrit dans une histoire collective :

il est le fruit d’aventures humaines… il est l’héritier des collections botaniques acquises dès les premières expéditions autour du monde.

Imaginons un instant les conditions dans lesquelles partaient les équipages au péril de leur vie : pas de moteur sur les bateaux, pas de radar, de sonde, de téléphone, d’internet…

A bord, des érudits de la nation : astronomes, cartographes, botanistes, dessinateurs, chirurgiens… A l’époque les médecins étaient des botanistes; on ne soignait qu’avec des plantes ‘médicinales’.

louis-antoine-de-bougainville-grisy-suisnes[1]Les « coureurs des mers » qui sont revenus ont considérablement enrichi le patrimoine végétal existant en Europe (citons la pomme de terre comme le plus emblématique) et ont rapporté des plantes venues de tous les horizons, créant des collections botaniques précieuses.

Il a fallu créer les « orangeries » pour conserver les nouvelles espèces : prémices de notre métier…

Depuis, les obtenteurs, scientifiques, botanistes et généticiens ont pris le relais pour enrichir inlassablement ce capital de vie.

planche bougainvilleaBougainvilliers à foison dans une profusion de couleurs (Ets horticoles du Cannebeth)

L’horticulteur et l’horticultrice d’aujourd’hui ont donc hérité de ce patrimoine venu du monde entier et transmis par nos anciens; ils le multiplient et le cultivent pour le rendre accessible à leurs contemporains.

Ils ont aussi la responsabilité de le léguer après l’avoir enrichi.

Notre métier s’inscrit dans une filière toute entière, avec différents acteurs à différents échelons: formation, recherche, production, distribution, création de jardins et de paysages…

Chacun de ces acteurs représente une petite goutte dans le Paysage. Si les petites gouttes se rassemblent, elles sont capables de former une vague… et c’est fort une vague !!

« Soyons reconnaissants aux personnes qui donnent du bonheur, elles sont les charmants jardiniers par qui nos âmes sont fleuries » Marcel Proust

LES ATOUTS DU VEGETAL au jardin…

« Tout jardin est, d’abord, l’apprentissage du temps, du temps qu’il fait, la pluie, le vent, le soleil, et le temps qui passe, le cycle des saisons » – Erik Orsena

Le végétal se décline grâce à l’individu, dans son espace privé et parfois secret…

ambiance zenJardin, Terrasse, Balcon, Rebord de fenêtre… qu’importe… à chacun son jardin et un jardin pour chacun

Cultiver son jardin, c’est l’apprentissage du Don: tout ce qu’on donne au jardin, le jardin nous le rend au centuple… car il est un des ingrédients du vrai bonheur.

Le jardin est une forme d’expression personnelle, comme la déco de la maison

C’est aussi l’apprentissage de la patience, du rythme des saisons, un vrai remède contre le stress et le surmenage

Le jardin est toujours différent, il nous épate toujours.

Mortagne 120813c jardinJardin privé dans le Nord

« Si vous possédez un jardin et une bibliothèque, vous avez tout ce qu’il vous faut » Ciceron

Le végétal se décline aussi dans les espaces partagés, au travers des Espaces Verts.

Ce sont ces lieux collectifs qui forgent le cadre de vie, des lieux de bien-être, de plaisir, de confort: lieux d’échanges, de méditation ou même de médiation.

Les collectivités locales portent la responsabilité du cadre de vie et de son fleurissement.

Celui-ci doit donc avoir un SENS  en lien avec son époque, l’histoire et la géographie des lieux. La conception paysagère, le choix des végétaux, l’harmonie des couleurs… permettent aux Villes d’exprimer leur caractère: elles ne peuvent rien faire sans la complicité professionnelle des producteurs de plantes qui les entourent.

Dans le cadre de vie urbain, Les VEGETAUX sont VIVANTS, se métamorphosent et suscitent un regard nouveau au fil des saisons.

espace à vivre fleuriLe Végétal est UTILE, particulièrement dans les endroits privés de nature que sont les milieux urbains :

Il apaise, il accompagne la vie des humains, il tempère (à double sens puisqu’il est démontré que le végétal peut lutter contre le réchauffement climatique en faisant baisser la température de quelques degrés)

La végétalisation donne souvent le « TON » : c’est l’expression de la gestion publique, un parti pris politique, pourquoi pas la signature d’une ville et surtout son identité.

Sans compter son rôle de locomotive auprès des citoyens pour leurs jardins privés

coccinelleLa coccinelle, ennemie jurée des pucerons.

A l’heure où l’on prône la BIODIVERSITE, où les villes redécouvrent la Nature, ses bienfaits et les petites fleurs sauvages, interrogeons nous sur le vrai sens de ce concept en Ville et sur la bonne déclinaison qui doit suivre dans les jardins et les espaces urbains.

N’oublions jamais d’y associer cet héritage botanique si chèrement acquis par nos ancêtres explorateurs, si important pour colorer, parfumer nos atmosphères, si utile au bien-être des personnes, si nécessaire pour s’assurer de la biodiversité future de nos cadres de vie.

Ce n’est pas parce qu’il n’est pas spontané qu’on doit tourner le dos à tout ce patrimoine. Il est le témoin de l’histoire au même titre que le patrimoine bâti qui, lui, bénéficie de tant de mesures de protection et de préservation…

Attention! Rappelons-nous que dans les communautés quelles qu’elles soient, ce ne sont jamais les gentils qui gagnent… Protégeons donc nos joyaux végétaux !

Les plantes invitent à la rencontre…

Les hommes et les plantes sont faits pour vivre ensemble. Mais les urbains d’aujourd’hui ont perdu leurs racines paysannes et le « savoir-nature » de leurs ancêtres.

Nous les acteurs et les actrices de la filière verte des plantes, nous devons donc être collectivement des pédagogues : expliquer, raconter les histoires qui font rêver et voyager, parler de nos collections… parler de nos métiers, exhiber nos trésors de nature…

lantana C2…et donner à tous les clés de la réussite au jardin: sites internet, blogs, forums, presse, médias, étiquettes (chromos ou QR-codes)

Dans un monde économique et politique de plus en plus « sauvage »,  les acteurs et les actrices de la filière verte des plantes, doivent aussi se faire entendre, faire du Lobbying pour être connus et respectés, manifester pour leurs droits, pour la pérennité des savoir-faire et des collections végétales et pour la sauvegarde de la rentabilité de leurs entreprises.

Heureusement, des initiatives collectives existent déjà :

« Achetez vos végétaux chez vous, un point c’est tout! » (Fédération Nationale des Producteurs Horticoles et Pépiniéristes (F.N.P.H.P.).

Cité Verte, les Victoires du Paysage… (Interprofession Val’hor)jsdartetdessaisbd[1]

LAUREAT OR des Victoires du Paysage 2010 – Mairie du Havre (76). Les Jardins Suspendus.

Le Conservatoire des Collections Végétales Spécialisées (C.C.V.S.) – véritable Ambassadeur des collections botaniques dont la mission est de les promouvoir : présence à l’exposition dans l’orangerie du Sénat à l’automne 2012, partenaire de la manifestation l’Art du Jardin -printemps 2013-…

Plantes et Cultures, toute nouvelle association rassemblant des horticulteurs et pépiniéristes passionnés, qui souhaitent partager leur passion et transmettre l’envie du végétal.

La Société Nationale d’Horticulture Française (S.N.H.F.), qui a créé le site ‘Jardiner autrement’

LA-reference[1]Le Comité National des Villes et Villages Fleuris (C.N.V.V.F.) qui évalue chaque année les atouts verts et les faiblesses de nos cadres de vie.

Terra Botanica premier parc ludique et pédagogique consacré au végétal ! Etabli par le Conseil Régional de Maine et Loire près d’Angers pour sensibiliser les jeunes et leurs parents aux richesses de la biodiversité et aux trésors de nature venus jadis du bout du monde grâce aux aventuriers des mers…

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Et beaucoup d’autres encore…

Nous les acteurs et les actrices de la filière, nous devons inventer de nouvelles manières de rendre leurs racines aux urbains,

stimuler l’achat local des collectivités, définir les nouveaux profils de consommateurs : leurs valeurs, leurs aspirations, ce qui les fait vibrer…

Car si le végétal est incontournable, les producteurs de végétaux le sont aussi..!

Rencontrer et satisfaire des jardiniers et des citoyens consom’acteurs, voilà notre ambition de producteurs de plantes !

Végétalisons ensemble, c’est la clef du bonheur et de la santé !

Marie Levaux (www.cannebeth.fr) – Rencontres André Le Nôtre – Juillet 2013 –

 

Un commentaire

Lettre ouverte à Madame Fabienne Giboudeaux,

 

 

« Quand la Place de la République à Paris voit la vie en vert », les pépiniéristes français ne voient pas la vie en rose…  Ce qu’ils lisent dans « Paysage Actualité » de mai 2013 à la page 30 a de quoi les sidérer.

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Prunus avium – Merisier – 40/45 – Pépinière française –

Madame Giboudeaux, vous nous avez habitués à plus d’autorité, de pragmatisme et de sens des responsabilités. « Solliciter » des pépiniéristes allemands et hollandais pour fournir les arbres que vous avez fait planter Place de la République, c’est oublier que les racines de notre « Chose Publique » sont les travailleurs français qui se sont battus pour elle; c’est aussi mépriser ouvertement les producteurs français de plantes qui devaient naturellement  fournir ce chantier symbolique.  Peu importe les attributaires des marchés de fourniture de végétaux pour la Ville de Paris, si vous aviez voulu planter des arbres du territoire de la République, vous l’auriez imposé à vos services et ils auraient élégamment trouvé la forme technique et  légale pour le faire…

Au moins, les ont-ils « sollicités », les pépiniéristes français?

Etaient-ils trop chers ? Etaient-ils trop près?

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Corylus colurna 40/45 – Pépinière française –

Vous savez, les pépiniéristes du territoire de la République ne demandent pas la fermeture des frontières; non seulement ils exportent  mais ils savent très bien que le protectionnisme conduit à la médiocrité et à la guerre ; pour nombre d’entre eux, leurs entreprises sont « nées » de la fermeture des frontières en 1929… mais ils savent aussi que si la relocalisation de la production de plantes pour le Paysage en France n’a pas lieu, le Paysage de la République perdra son âme.

Par contre ils ne comprennent pas qu’on se déplace à grands renforts de kérosène pour aller choisir des arbres à Hambourg ou à Eindhoven pour les rapatrier en suite à grands renforts de gazole… Bilan carbone désastreux…

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Magnolia « wada’s memory 14/16 – Pépinière française – 3 fois transplantés –

Depuis trente ans hélas, le comportement non solidaire et parfois incompréhensible de certains élus, voire de leurs services, a marginalisé, parfois humilié les producteurs du territoire; au point que seul un arbre sur trois planté en France provient du territoire national. Les pépiniéristes français veulent être considérés par  les décideurs des collectivités territoriales comme leurs homologues allemands, hollandais et italiens chez eux. Si les collectivités allemandes plantent des arbres français… ils les achètent à un pépiniériste allemand… qui les vend en complément des siens par la même occasion… Nos voisins ne sont pas protectionnistes, ils sont tout simplement  solidaires de leur société civile et  ils n’exigent pas que les arbres proviennent de leur pays… Ils font travailler leurs Pépinières au maximum…

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Berlin : « unter den Linden » – tilia europaea pallida – Pépinière allemande

Ne nous faites pas croire que ce qui est évident  partout ailleurs en Europe serait impossible à Paris. Sur les sites « historiques » et généralement partout ailleurs, nos voisins et amis s’organisent pour faire travailler les entreprises qui les font vivre, même s’il faut découper les chantiers en tranches pour éviter les appels d’offres européens, même s’il faut concevoir les projets de manière à les approvisionner « au plus près », même s’il faut passer des contrats de production que l’on honore par la suite quels que soient les changements politiques.

Ne nous dites pas non plus qu’on ne trouve rien en France pour satisfaire vos exigences…  A force de le clamer à priori, les collectivités finiront d’ailleurs par désespérer les seuls producteurs du territoire qui prennent encore tous les risques pour elles.. !

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Tilia europaea pallida 40/45 – 5 fois transplantés (5m x 4m): marquage de l’acheteur d’une pépinière allemande – hiver 2012/2012 – Pépinière française –

Et ne nous répondez surtout pas que le code des marchés français ne permet pas d’acheter prioritairement local, même au nom du développement durable…  votre objection ne serait pas, elle, « soutenable ».. ! Au lieu d’organiser la « traite des entreprises » pour soulager la souffrance de la société française, n’est-il pas plus « durable » d’utiliser l’argent public pour donner du travail aux entreprises françaises de production qui survivent?

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Liriodendron tulipifera 20/25 – Pépinière Française – 4 fois transplantés

Une chose est certaine et vérifiable:

il est impossible à votre homologue  Berlinois(e) d’acheter en direct des arbres à un pépiniériste Français pour orner la « Platz der Republik »; pour voir devant le Reichstag des arbres français, il faudrait que la Ville de Paris les offre à la Ville de Berlin au nom de l’amitié entre les peuples européens… Et encore, nous ne sommes pas sûrs que vous n’attribueriez  pas votre appel d’offre pour fourniture de végétaux à Berlin à un négociant  italien …

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Gleditsia triacanthos skyline 20/25 – 25/30 – Pépinière française – 4 fois transplantés

Une seule explication vient immédiatement à l’esprit pour expliquer cet agissement étonnant  et trouver, par humanité,  une petite excuse à votre égarement: vous ne seriez plus la  vraie patronne du Service des Espaces Verts de la Ville de Paris…

Mais attention ! Si vous replantez Bastille ou Nation,  reprenez vite ce pouvoir exécutif qui vous a été momentanément confié par les contribuables si vous voulez éviter de « désespérer Billancourt »

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Platanus acerifolia 40/45 – Chantier Arras – Agence Empreinte – Livraison Pépinières Drappier en mars 2012 – complément sans différence avec la livraison d’une Pépinière allemande en 2010

Avec l’argent public qui vous est confié, pour aménager un site hautement symbolique pour votre Ville et votre Pays,  vous avez donné du travail à des pépiniéristes de Eindhoven et de Hamburg;  vous les avez sûrement bien fait « rigoler » de la farce. Vous ont-ils au moins remerciée, Madame.. ?

100.000 € d’achat de végétaux pour le Paysage peuvent financer  plus de deux emplois autour de vous… si vos Services préfèrent se fournir « local »…

Ne croyez vous pas que les Collectivités territoriales françaises devraient enfin apprendre à soutenir coûte que coûte  l’emploi sur leur Territoire avec les moyens que les contribuables leur donnent.. ?

Finalement, à Lille, Martine Aubry se débrouille mieux que vous… Pour les Plantations de Lille Métropole Communauté Urbaine, ses Services ont attribué le marché de plantation à une entreprise qui crée des emplois dans sa Région et qui a acheté les 1000 arbres concernés (plus de 50 taxons…) à une Pépinière locale…

Voilà comment on soutient l’Emploi… Madame…

Mes respects du Nord de la France.

la Voix des Racines

Malus sieboldii – Institut de Genech (59) – mai 2013Malis sieboldii 130517b plante adulte (3)

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Marchés publics du Paysage: suicide collectif par consentement mutuel

Tilia cordata erecta dombrie 050428a Mortagne du Nord

Sans concession, l’ex ministre du budget, Alain Lambert, estime que « le pouvoir politique a perdu le contrôle des administrations » (Ouest France-18 mars 2013).

Quand ils observent l’actualité des achats des collectivités territoriales françaises en matière de Paysage, et probablement de voirie et de bâtiments publics, de nombreux fournisseurs le disent : l’utilisation du code des Marchés et de sa jurisprudence, son interprétation  localement restrictive par les services des Marchés des collectivités territoriales laissent pantois et… laissent des « traces de sang » dans les entreprises, notamment chez les producteurs de plantes. De plus les pratiques d’achat public en France font sourire nos voisins entrepreneurs de la CEE qui n’en souffrent pas chez eux ; quand on parle d’application nationale des directives européennes et de différentiel de compétitivité.. !

Garantir un accès égalitaire à la commande publique, attribuer au mieux-disant, contrôler le respect des cahiers des charges et garantir l’honnêteté des transactions… voilà pour les louables obligations de la puissance publique.

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La réalité diffère bizarrement : organisation de concours de moins-disants, attribution à des entreprises dont les prix unitaires sont aberrants, à moins de 40% des estimations parfois, et très en deçà de ceux du  volontaire suivant pour être le moins-disant…  Dans certains cas les offres les mieux notées ne sont même pas retenues .. !  Les ingénieurs territoriaux chargés d’évaluer les offres voient leurs rapports sur les propositions mieux-disantes mises à la poubelle au mépris de tout respect pour leurs compétences.. !

Pour la filière paysage, ces décisions des commissions d’appels d’offres  seraient comiques en période d’opulence; elles sont  « criminogènes » aujourd’hui.  Elles découragent les grands groupes qui n’atteignent plus leurs objectifs de rentabilité, elles éliminent petit à petit les fournisseurs sérieux qui ne veulent pas brader le travail de leurs salariés et maintenir la qualité de leurs prestations (inégalité devant l’accès). Pis, les attributaires ne sont pratiquement plus jamais les mieux-disants. Ces pratiques pseudo vertueuses  incitent clients et fournisseurs à prendre d’emblée de la distance avec les cahiers des charges, elles tuent les entreprises bonnes et mauvaises; la puissance territoriale utilise ainsi l’argent public pour créer du chômage et la misère sociale qui l’accompagne.. !

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Une simple pelouse en terre-plein central mérite elle d’être en contact avec la terre..?

 

En effet, il ne faut pas être « grand clerc » pour savoir que les entreprises de la filière paysage ne font pas 60% de marge sur chiffre d’affaires et qu’un maître d’œuvre ne peut effectuer sa mission avec une rétribution de 1,5 à 3%….

Dans un pays où il est interdit de rémunérer les maîtres d’œuvre pour choisir des végétaux, inciter les producteurs allemands, hollandais ou italiens à « voler au secours » des prescripteurs français du Paysage est un vrai drame pour les pépiniéristes et horticulteurs « locaux ».

Dans une filière comme celle du Paysage, quelles sont  les entreprises qui finissent par « financer douloureusement » une part des investissements publics achetés en-deçà du prix de revient ? Ce sont les entreprises de production de plantes, les pépiniéristes et les horticulteurs, « premiers » maillons de la filière » qui en crèvent.. !

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Mesdames et Messieurs les élus, reprenez le pouvoir que vous avez abandonné par confiance ou par défiance aux mains de « défenseurs maladroits et frileux» du code des marchés publics, mettez en place vous-mêmes des solutions radicales pour assainir les habitudes d’achat de vos Commissions d’appel d’offres et revenez vite aux grands principes du développement durable que vous prônez tous.

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Exigez que les règlements des consultations mentionnent clairement que les offres moins-disantes et les plus-disantes seront éliminées sans analyse à l’ouverture des plis!

Vous ferez ainsi de vraies économies et vous cesserez de détruire l’emploi local.

Vous organiserez vraiment des concours de mieux disants, vous donnerez leur chance à toutes les entreprises et la possibilité de respecter  naturellement  les exigences de vos cahiers des charges vous garantira la qualité à laquelle vous prétendez. Certes vous compliquerez la tâche des bureaux d’études et des entreprises car il est plus ardu de calculer le juste prix que de brader… mais vous respecterez enfin ce Code des Marchés que vous bafouez aujourd’hui!

Vous bannirez ainsi la médiocrité, vous n’inciterez plus à la production d’avenants coûteux pour vos finances et source d’inégalités vis-à-vis des entreprises non retenues, vous marginaliserez la corruption à tous les niveaux…

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Car on fait toujours honnêtement des économies en achetant au mieux disant, comme l’exige vertueusement  le Code.

Hélas, Mesdames et Messieurs les Elus, saurez vous utiliser simplement l’argent de vos électeurs  quand on vous recommandera  doctement d’acheter compliqué ?DSC07420

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Elus retrouvez vos racines

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Mesdames et Messieurs les élus de France, retrouvez vos racines!

Seule une plante sur trois est élevée sur votre territoire pour enrichir notre cadre de vie.. !

C’est une catastrophe…nationale..!

Comment en est-on arrivé là dans un pays d’architectes paysagistes brillants et de citoyens exigeants en matière d’environnement?

En France il y a trente ans, ni les élus, ni leurs services, ni les producteurs toujours à l’écoute de la moindre prospective, ne s’attendaient à un tel déferlement de la nature en Ville.

Tilia platyphyllos fastigiata 100924d houblonnièreAu même moment dans les pays du nord de l’Europe, devant l’urbanisation en marche, les sociologues, les médecins et les écologistes ont alerté les responsables politiques sur la nécessité de confier aux plantes la tâche de conforter la santé, la sécurité et le bien-être des habitants… Dans ces pays, les élus ont très rapidement décidé de confier exclusivement aux producteurs de leurs territoires la fourniture de végétaux aux collectivités territoriales, parfois par la contrainte votée de la loi (Allemagne-1976) !

Charge aux pépiniéristes producteurs de construire, grâce à l’argent public ainsi dépensé judicieusement, des filières de production complètes et efficaces pour pallier au plus vite au manque énorme de végétaux disponibles. Ils l’ont fait avec beaucoup de talent.. !

Dans les années 80, les italiens, les français et, bien sûr, des hollandais ont exporté des plantes nombreuses vers le Nord, vers l’Allemagne surtout… Et puis, au début des années 90, grâce à l’efficacité des producteurs allemands et hollandais soutenus par leurs collectivités territoriales, les camions ont changé de sens: la France a commencé à importer en masse et pour des raisons parfois objectives, quelquefois inavouables… Sous l’oeil sidéré des quelques producteurs opiniâtres encore sur le marché, la délocalisation de la production des végétaux plantés en France a commencé.  

Mesdames et Messieurs les élus, vous avez laissé faire et vous avez usé de l’argent public des collectivités territoriales pour cela.

Grisés par les vertus de la mondialisation triomphante, atterrés par les dispositions parfois indécentes du code des Marchés et de sa jurisprudence, « à genoux » devant les agents de la DCCRF, vous avez laissé vos agents prendre l’avion pour choisir à l’autre bout de l’Europe des plantes pour certaines cultivées près de chez vous… Vous avez utilisé l’argent public pour soutenir sans contreparties  la production de richesses, l’emploi et la protection sociale de nos « amis du bout du Monde »… Vous avez ainsi découragé la production française de végétaux.

Par vos achats publics « au loin », vous avez payé ces billets d’avion, ces nuits d’hôtel, ces hectolitres de gazole brûlés dans les transports… Avouez qu’utiliser de l’argent public pour polluer et créer des emplois ailleurs n’est pas très développement durable, même si vos directeurs des Services des Marchés vous ont menacé de prison si vous exigiez des critères de proximité pour noter les appels d’offres.

Messieurs et Mesdames les élus, aujourd’hui la taille de la production de végétaux en France pour le Paysage pourrait passer en-dessous de la masse critique.

Arras 111201s Platanus bd de StrasbourgReprenez le pouvoir chez vous… Un mot de vous dans votre bureau vaut mieux que tous les règlements…  Vous seuls pouvez  participer au renouveau de la production de végétaux en France.

Pour relocaliser cette production, reconstruire des palettes végétales adaptées à vos terroirs et aux évolutions climatiques, donnez sans attendre l’ordre d’acheter vos plantes à de vrais producteurs français. Par évidence, tous vos souhaits de végétaux ne sont plus dans leurs pépinières, mais ils ne se trouvent pas non plus chez les autres qui ont fortement recours au négoce depuis toujours pour les satisfaire.

La » démondialisation »  financière et industrielle commence maintenant.

Elus et Elues, vous devez à tout prix éviter la fermeture des frontières et le repli identitaire. Pour maintenir la cohésion et les sécurités de notre société, il faut renouer avec la création de richesses sur nos territoires. Les collectivités territoriales ont encore, quoiqu’on dise, des moyens considérables pour investir. In fine, même si vous déléguez le quotidien à vos services, vous portez la responsabilité de la dépense.

Les horticulteurs et pépiniéristes producteurs de France le savent, vos mandants s’en souviennent aussi.

Alors souvenez-vous, « nos racines sont vos racines » 

Pyrus calleryana chanticleer 031107i automne

 

 

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Les horticulteurs et Pépiniéristes ont rarement la parole, ils ont désormais une voix…

Mortagne 101219k jardin sous la neigeEn France, comme partout en Europe, le Paysage public est financé par les collectivités territoriales, parfois aidées par l’Etat.

Même quand les temps sont durs, les élus aménagent, plantent et entretiennent les espaces publics appelés « verts » parce que leur mandat et parfois leur passion les y incitent, parce qu’ils savent que leurs électeurs y portent beaucoup d’intérêt.

Pour de nombreux Maires, afficher quelques fleurs sur le panneau d’entrée de Ville revêt une importance stratégique. Ils ont raison et l’émulation en matière de Paysage urbain est créatrice de cadres de vie salvateurs pour l’harmonie sociale et la santé des habitants.

Dans l’univers du Paysage coexistent cinq corps concernés et passionnés par les apparitions de la nature en Ville:

Les habitants constituent le corpus le plus important: les vrais « clients » du Paysage, ce sont eux. Ils savent de moins en moins comment fonctionne la nature, ils ont de plus en plus besoin de la côtoyer.

Les décideurs territoriaux, élus ou agents territoriaux, recueillent les attentes et font vivre l’environnement urbain. Ils décident de créer et entretiennent les Espaces Verts. Ce sont les moteurs du Paysage urbain.

Les artistes de la palette végétale concourent pour répondre aux attentes exprimées des décideurs territoriaux; dessiner le Paysage et le peupler d’êtres vivants, imposés ou invités, voilà leur mission. Ce sont les vrais architectes concepteurs de nos cadres de vie et bien souvent ils sont maître d’oeuvre des réalisations.

Les entrepreneurs du Paysage construisent et plantent et arrosent; l’avenir des réalisations paysagères dépend d’eux.

Les pépiniéristes et les horticulteurs sont les vraies racines du Paysage; sans leurs choix de plantations, sans leurs soins aux végétaux, sans leur ancrage dans les territoires et la transmission de leur savoir-faire, le Paysage urbain n’a pas de vrais racines, il est artifice sans culture…

Si les racines du Paysage urbain travaillent encore le sol des campagnes de nos villes, seulement une plante sur trois plantée en France provient de ses campagnes.

Il faut changer cela. 

Les pépiniéristes et les horticulteurs ont rarement la parole pour le crier.

Ils ont désormais une voix.

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La voix des racines

Mortagne 120813c jardinLa voix des racines est la voix d’un producteur de  plantes destinées au Paysage. La voix des racines s’adresse aux autres racines du Paysage que sont les horticulteurs et pépiniéristes. La voix des racines voyage sur les chemins des parcs et des jardins de la Ville pour interpeller les jardiniers et les artistes de la palette végétales. La voix des racines est un cri: sans racines, pas de nature..! même dans la Cité.
 

The voice of the  roots is the voice of a  plants intended for the Landscape producer . The voice of the roots speaks to the other roots of the Landscape . The voice of roots travels on the paths of parks and gardens of the City to call out to the gardeners and to the artists of the vegetal pallet. The voice of the roots is a shout: without roots, no nature! even in the City.
 

Die Stimme der Wurzeln ist die Stimme eines Erzeugers von für die Landschaft bestimmten Pflanzen.
Die Stimme der Wurzeln wendet sich an die anderen Wurzeln der Landschaft, daß die Züchter und die Baumschulgärtner sind.
Die Stimme der Wurzeln reist auf den Wegen der Parks und der Gärten der Stadt, um die Gärtner und die pflanzlichen Künstler der Palette zuzurufen.
Die Stimme der Wurzeln ist ein Schrei: ohne Wurzeln, kein Natur! Sogar in der Stadt.

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